<%@LANGUAGE="JAVASCRIPT" CODEPAGE="1252"%> A "Nousta", Chambres d'hôtes prés de LOURDES

Chambres et tables d'hôtes à la ferme, prés de LOURDES

Eglise de Saint Saturnin

Loubajac possède une très belle église qui a connu bien des déboires, et qui témoigne de la foi de ses Eglise St-Saturnin, de Loubajachabitants au cours des siècles. Son choeur et ses fonts baptismaux, nous parlent de son ancienneté. La primitive chapelle de style roman, dépendait de l'abbatiale de Saint -Pé-de-Bigorre et était contemporaine de celle-ci.

La plus ancienne référence sur Loubajac, parait être,celle que l'on trouve dans l'histoire du Béarn de Marqua, elle date de 1083, il y est question des obsèques de Guillaume-Ramon de Bartres dont la dernière volonté fut d'être enseveli à Saint-Pé-de-Bigorre. Les moines de Saint-Pé-de-Bigorre, nous dit le texte, étaient venus l'acceuillir au village de Ludux (Loubajac) où ils célébrèrent l'office des morts. Le sarcophage

 

La primitive chapelle fut construite probablement vers le Ve-VIe siècle, époque du sarcophage trouvé sous le porche de l'église et détruit par l'empressement de l'entrepreneur qui ne voulait pas être retardé dans la construction du caveau de famille qui est près de la porte (dommage), trois autres sarcophages, ont servi d'abreuvoir sur la route de Bartres, et un jour ont disparu pour décorer un jardin quelque part, il en reste encore un dans la cour d'une ferme. Les murs et la fenêtre du choeur, sont contemporains des premières églises romanes de la Bigorre, comme Saint-Pé, Saint-Savin et la cathédrale de Tarbes. A l'intérieur du choeur caché par les boiseries on peut voir encore un cordon de pierres sculpté en billettes, caractéristique des édifices romans. Clocher de l'église

Au moyen âge, le vicomte de Bigorre, le baron de Bénac, qui était le seigneur de Loubajac, construit un donjon de 15 mètres de hauteur dont la base repose sur le choeur roman de l'église, faisant ainsi une église fortifiée. Lorsque le clocher servait de refuge défensif, on y accédait par une échelle menant à une porte ogivale ouverte entre le grand arc du choeur et la toiture de la nef : il suffisait de tirer l'échelle à l'intérieur pour se mettre à l'abri. La porte d'entrée est conservée sous la voûte en bois. Clocher de l'église

En septembre 1569 sous Jeanne d'Albret, vicomtesse de Bigorre au moment des guerres de religion, le capitaine Laborde à la tête des Calvinistes brûle l'église de Loubajac avec celle de Poueyferre, Lamarque et Pontacq. Dans l'église de Loubajac, le sanctuaire,(partie la plus ancienne de style roman) resta debout grâce à l'épaisseur de ses murs. Les fonts baptismaux actuels sont contemporains de cette première église.

Plus tard vers 1620, le calme étant revenu, on refit la nef, on ajouta deux chapelles pour agrandir l'église, on fit la voûte actuelle en bois cachant ainsi la moitié haute de la fresque ce qui les obligea à couvrir le reste avec de l'enduit à la chaux.

Lors des derniers travaux de restauration nous avons découvert dans l'arc du sanctuaire des traces de cet incendie. Nous n'avons pas pu laisser l'arc apparent car les pierres étaient calcinées.

 

Saint-Saturnin

Evêque de Toulouse, était un grec qui aurait été disciple de Jean Baptiste avant de suivre le Christ. Quand Saint-Pierre partit pour Rome, Saturnin l'y accompagna, mais le quitta presque aussitôt pour venir fonder des églises en Gaule et en Espagne avec son disciple Saint-Firmin. Ce fut à Toulouse qu'il finit sa carrière.

Au Capitole de Toulouse les prêtres des divinités païennes observèrent que ceux-ci ne rendaient plus d'oracle. Ils tinrent conseil et dirent : "Nos dieux sont muets, parce qu'ils sont irrités de ce que nous tolérons la présence de leur ennemi Saturnin parmi nous". Justement, l'évêque passait alors devant le Capitole. Les prêtres le désignèrent à la foule; celle-ci voulut le contraindre à sacrifier aux idoles, mais il refusa alors que les idoles tombaient en morceaux à ses pieds.

Alors la foule l'attacha par une corde à un taureau qui attendait à être immolé; l'animal s'enfuit dans la ville et ce fut ainsi que traîné sur les pavés la tête fracassée et le corps en lambeau Saturnin trouva la mort. Le taureau s'arrêta dans la rue du "Taur" ou taureau.

Tout cela évidemment appartient à la légende. Mais il ne semble pas douteux qu'il y eut à Toulouse, dans les premiers siècles un grand apôtre appelé Saturnin qui fut évêque qui parcourut le midi de la France et peut être vint jusqu'à Loubajac.

 

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